Discours de commémoration au Tata de Chasselay –  Abdou SONKO, Président de l’APAL, 11 novembre 2019

Discours de commémoration au Tata de Chasselay – Abdou SONKO, Président de l’APAL, 11 novembre 2019

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Messieurs les Maires de Chasselay et de Les Chères,Monsieur le représentant de la Commune de Villeurbanne, Monsieur le représentant de la Métropole de Lyon, Mesdames et Messieurs les élus,Messieurs les représentants des Consulats,Messieurs les Anciens Combattants,Messieurs les représentants des institutions religieuses,Monsieur le représentant de l’ONAC, Mesdames et Messieurs les représentants des Administrations,Mesdames et Messieurs les Représentants des Associations,Mesdames, Messieurs,
Ce jour est celui de l’hommage aux morts pour la France. Nous rendons hommage à tous ceux qui ont légué les valeurs de courage pour la défense de la nation et de la démocratie.Commémorer le 11 novembre 1918, c’est accomplir un devoir de mémoire, c’est entretenir et transmettre le souvenir.Commémorer au Tata de Chasselay c’est sacrifier à un devoir civique, à un devoir de mémoire, mémoire des faits des tirailleurs africains dont le sang a été versé pour la libération de la France.C’est dire toute l’importance de notre rassemblement, ici au Tata de Chasselay, pour des soldats africains, qui, dans la boue et dans le froid, écrivaient à leurs familles restées en Afrique, à leurs femmes, à leurs enfants, et qui avaient l’espoir de vivre libres dans un monde meilleur.Beaucoup de ces soldats s’imaginaient rentrer rapidement chez eux. Il n’en fut rien. Ils furent plongés malgré eux dans la terreur des bombardements, dans l’angoisse des combats, dans la barbarie et dans l’horreur nazie… Les traces de toutes ces horreurs ne se sont jamais effacées, ni sur les terres de France, ni dans la mémoire des hommes partout dans le monde.Souvenons-nous et n’oublions pas ! Car le souvenir de ces sacrifices nous exhorte :• à être dignes ceux qui se sont sacrifiés dans les combats où la Nation et la démocratie les avaient engagés, • à êtres dignes de ceux qui sont morts pour nous, pour que nous puissions vivre libres ! Si nous nous retrouvons au Tata de Chasselay pour rendre hommage à ces tirailleurs africains, c’est pour que nos enfants ne soient pas amputés de leur passé. À l’heure où l’enseignement de cette Histoire à l’école est restreint, nous devons continuer de rendre hommage à nos morts. Les générations de demain doivent savoir qu’il fut un temps où des Africains se battaient • pour que la France ne tombe sous le joug d’une puissance étrangère, • pour que, tout simplement, les français restent libres de leur destin.L’Histoire est la mémoire d’un peuple. Et un peuple sans mémoire se laisse guider comme un enfant sans repère et sans expérience. Alors, plus que jamais, restons attachés à notre Histoire, apprenons là et soyons-en fiers. Continuons d’honorer nos morts parce qu’ils ont, par le sacrifice de leur vie, un droit sur la nôtre.En ce jour du 11 novembre 2019, comme chaque année, nous témoignons notre reconnaissance envers les patriotes chasselois et des villages des alentours, qui pendant la période douloureuse de juin 1940, ont risqué ou donné leur vie, pour venir en aide aux tirailleurs et combattants africains au nom de l’idée qu’ils se faisaient de la France, d’une éthique certaine, d’une solidarité sans faille et d’une fraternité absolue.Que Vive la Paix dans la justice pour tous et le respect de chacun.Je vous remercie.

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